Dis-moi dix mots … à la folie !

Dans le cadre de la Semaine de la Francophonie, l'opération « Dis-moi dix mots » - à l'initiative du Ministère de la Culture et de la Communication - invite chacun à jouer et à s'exprimer sous une forme littéraire et artistique. Cette année, c’est la capacité de notre langue à accueillir les inventions verbales - lexicales, sémantiques, graphiques ou sonores - les plus inattendues qui est mise en valeur.

A cette occasion, les élèves de 5°3 et 5°4 ont réalisé, en cours de Français, une production littéraire reposant sur un travail linguistique autour des mots proposés :

 

ambiancer,  à tire-larigot,  charivari,  s’enlivrer,  faribole,

hurluberlu,  ouf,  timbré,  tohu-bohu  et  zigzag.

 

Ces mots ont tous des similarités qu'ils doivent à la folie de l'imagination. Ils illustrent en effet l'extraordinaire inventivité de la langue française au cours des âges : le français est une langue qui bouge, s'invente, se réinvente, emprunte, joue avec les expressions, crée des mots fous...

 

Voici les textes des élèves :

 

Un jour, alors que j’étais en train de m’enlivrer, j’entendis de la musique à tire-larigot. Pour voir ce qui se passait, je dus contourner en zigzag tous les livres que j’avais laissés par terre. Arrivé chez mes voisins, je vis de sacrés hurluberlus : des gens dansaient comme des timbrés sur une musique électronique. Quel tohu-bohu !! C’est alors qu’une personne que je n’avais pas remarquée se mit à raconter des fariboles tout en se mettant à danser. Elle ambiança la soirée, un truc de ouf comme ils disent !

Alexis

 

C’était un matin de décembre, je revenais de la boulangerie quand j’aperçus au loin un homme assez louche qui marchait en zigzag sur le trottoir d’en face. A première vue il semblait revenir d’une soirée bien ambiancée. On aurait dit qu’il avait bu à tire-larigot. Je me suis approché de lui :

               « Monsieur ? Tout va bien ? »

Il ne m’entendait pas. C’est vrai qu’il y avait un tohu-bohu pas croyable autour de nous : tous les charivaris du matin, le chantier du nouveau lotissement, les klaxons des automobilistes énervés le rendaient de plus en plus ouf, puis tout à coup il partit en courant se réfugier dans le hall d’un immeuble.

Andreas

 

     Hier soir, j’étais à une soirée. Un D.J. essayait d’ambiancer la soirée en mettant de la musique à tire-larigot. Avec, en plus, les conversations des invités, c’était un vrai tohu-bohu ! Marchant en zigzag entre les bouteilles pour rejoindre le canapé où j’espérais me poser, j’aperçus un hurluberlu en train de s’enlivrer !

     «    Mais t’es ouf ! Pourquoi tu restes là ?

    -       Eh bien, vois-tu, tous ces mots dans ma tête me rendent heureux ! La première fois que j’ai lu ce livre, je me suis demandé ce que c’était que ce charivari ! Bizarre ! Mais à force de lire, ça m’a plu et je ne peux plus m’en décrocher ! »

Je suis partie sans rien dire, laissant ce timbré à ses fariboles.

Auréline

 

Ce ouf marche en zigzag dans la rue en racontant des fariboles. Ce timbré fait du charivari et ne pense qu’à s’ambiancer car il a gagné de l’argent à tire-larigot en jouant au loto. Et quand cet hurluberlu ne fait pas de tohu-bohu, il s’enlivre intensément.

Louka

 

            Un fêtard qui aimait danser et chanter s’incrusta dans une fête privée où il s’improvisa D.J. Il ambiança la soirée, un truc de ouf ! Après cette nuit mouvementée, il rentra chez lui où il s’enlivra pour se détendre. Le lendemain, alors qu’il se réveillait, il entendit de petits bruits. Mais cet homme était timbré et pour oublier, il but à tire-larigot du vin bien chaud.

Brayan et Rani

 

Il était une fois un jeune homme dont tout le monde disait qu’il était timbré. En effet, il sortait tous les soirs et ambiançait à tire-larigot partout où il passait. Il faisait un tohu-bohu incroyable ! Puis il rentrait chez lui s’enlivrer de lectures toute la journée.

Arthur

 

Il était une fois, un jeune D.J. de vingt-neuf ans qui se rendait dans une boîte de nuit chaque soir de chaque week-end en n’ayant qu’un seul but : ambiancer la foule.

Mais un soir, alors qu’il était en train de mixer, le patron vint le voir et lui demanda de faire moins de tohu-bohu. Sur le comptoir du bar, il y avait des boissons à tire-larigot. Mais le jeune D.J. avait une autre passion : il aimait s’enlivrer.

Anthony

 

            J’arrivai à la discothèque et je vis une personne soûle qui buvait à tire-larigot en racontant des fariboles aux danseurs. Un ambianceur tout aussi soûl vint se joindre à elle. Ils commencèrent à faire un charivari qui devint un énorme tohu-bohu incontrôlable.

Lucie et Marion

 

A cette soirée, le D.J. a ambiancé la salle. Le vin était excellent, certaines personnes en ont bu à tire-larigot. Le brouhaha créait un vrai charivari. Tout le monde sautait, dansait, c’était un truc de ouf ! On a même fait la chenille, elle partait à droite, puis à gauche, bref on déambulait en zigzag. Puis la soirée se termina et tout le monde rentra chez lui.

Paul et Pierre-Louis

 

Et voilà cet ambianceur qui mettait le rythme à cette surprise-partie. Tout le monde dansait et buvait à tire-larigot. Il y avait un charivari pas possible dans cette pièce. Et voilà qu’un hurluberlu ayant un peu trop bu - il n’en pouvait plus - marcha en zigzag et déambula dans toute la salle. Les invités se moquaient, ce ouf sortit et on ne le revit plus.

Marine et Rémy

 

            Un jour dans une fête, il y avait des personnes qui dansaient, elles étaient soûles et marchaient en zigzag. L'ambiance était ouf ! Une personne complètement timbrée ne disait que des fariboles. Et cela finit en un charivari inimaginable.

Yannis

 

            L'ambiance de la fête était trop ouf sauf qu'il y avait un charivari énorme. Un hurluberlu était particulièrement bruyant. Cela m’a fatigué et je suis parti m'enlivrer chez moi.

Clément et Tom

 

            Mes amis m'ont invité à une fête soit disant ambiancée par trois D.J. J'y suis allé, c'était un charivari incroyable, je me suis bien fait avoir par leurs fariboles. En sortant, un timbré faisait des zigzags dans la rue en demandant des pièces.

Enzo, Jimmy et Tom

 

            Un ouf a ambiancé une soirée en racontant des fariboles à tire-larigot. Il faisait un tohu-bohu pas possible.

Melissa

 

            J’ai pris des jours de congés à tire-larigot et je me suis rendu dans un « camion des mots »  où l’on fêtait la création du mot « s'enlivrer »,

Il y avait une teuf de folie grâce à l’ambianceur, c’était un hurluberlu : il était chelou et mal habillé mais il mettait de la musique de ouf.

Clément

 

            Hier, nous sommes allés à une teuf, il y avait une ambiance de ouf. Nous avons bu à tire-larigot coca, ice tea et oasis. Le lendemain, nous nous sommes enlivrés, mais à cause de mon père qui faisait un tohu-bohu pas possible avec son groupe de musique – mon père joue de la trompette, nous ne pouvions pas récupérer de la soirée de la veille.

Alexy et Nans

 

Mme Thouzellier-Rostane

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